dimanche 5 avril 2009

Caisse de solidarité enseignants désobéisseurs

Les enseignants désobéisseurs refusent de collaborer au démantèlement du service public d'éducation. Ils affichent auprès de leur inspecteur leur refus d'appliquer les points de la réforme du système éducatif qui sont les plus nuisibles au regard des intérêts des élèves, ceci au nom de leur liberté pédagogique et de leur expérience.

Au lieu d'ouvrir le dialogue, la plupart des inspections académiques répondent brutalement par des sanctions financières.

Sanctions qui se veulent dissuasives : un jour de salaire en moins pour une demi-heure ou une heure d'aide personnalisée détournée (« service partiellement non fait »). L'administration espère par ce biais entraver la progression de la désobéissance qu'elle redoute bien plus que toute autre action légale.

La répression contre les désobéisseurs n'enrayera pas cette force non-violente qui se développe et qui perturbe l'administration. Les sanctions financières sont certes disproportionnées, mais elles sont surtout proportionnées à la menace que ressent notre hiérarchie concernant l'extension de cette résistance qui, de fait, rend impossible l'application des réformes.

Les pressions contre les enseignants désobéisseurs de la Haute-Garonne se font plus insistantes. Alain Refalo, perd deux jours de salaire par semaine depuis le 5 janvier parce qu'il organise une activité théâtre pour tous les élèves sur le temps de l'aide personnalisée. D'autres enseignants seront sanctionnés dans les prochaines semaines. 130 enseignants du primaire de la Haute-Garonne sont en désobéissance ouverte !

Le collectif des enseignants désobéisseurs de la Haute-Garonne vient de créer une caisse de solidarité départementale pour soutenir les enseignants victimes de retraits de salaire.

La création de cette caisse de solidarité constitue une riposte pour montrer l'étendue de la solidarité des citoyens envers les enseignants désobéisseurs et rendre les sanctions financières dérisoires.

Les enseignants désobéisseurs ont un besoin urgent de votre solidarité !

Merci d'envoyer vos contributions à l'adresse suivante :

Ecole maternelle Jean Gallia
5 cheminement Robert Cambert
31100 Toulouse


Chèque à l'ordre de Sud Education 31 avec mention au dos "soutien aux désobéisseurs"

mardi 24 mars 2009

"Monsieur l’inspecteur, soyez loyal, mais non servile !" Nouvelle lettre d'Alain Refalo à son inspecteur



Ci-après, la nouvelle lettre d'Alain Refalo à l'IEN. Cette lettre est publiée sur son blog.









Monsieur l’inspecteur,
 

Mardi 10 mars, pour la cinquième fois depuis le mois de novembre, vous êtes venu dans ma classe pendant une heure sur le temps de l’aide personnalisée. Et pour la cinquième fois, vous avez pu constater que je faisais bien ce que je vous avais écrit le 6 novembre, à savoir une activité théâtre pour tous les élèves, avec l’accord explicite des parents. Combien de visites de contrôle vous faudra-t-il encore pour vérifier que je ne mets pas en œuvre le dispositif de l’aide personnalisée dans le temps extra-scolaire ?

 

Je viens de recevoir votre troisième rapport de visite. J’avais souligné dans votre premier rapport du 12 décembre les inexactitudes qu’il contenait, tout en acceptant le constat de désobéissance. Vous ne m’avez pas répondu sur les points que je contestais. Je n’ai pas estimé utile de réagir à votre deuxième rapport puisqu’il m’a été communiqué le mercredi 21 janvier lors de l’audience à l’Inspection Académique, audience au cours de laquelle il m’a été signifié une sanction financière sous la forme d’un retrait de salaire deux jours par semaine à compter du 5 janvier.

 

A la lecture de ce troisième rapport, je crois de mon devoir d’attirer votre attention sur ce que je considère comme une attitude inacceptable vis-à-vis d’un instituteur de la République. Je suis profondément scandalisé par vos commentaires qui vont au-delà de la mission d’observation qui vous a été confiée. 

 

Je cite : « A l’issue de ce nouveau contrôle, je constate que Mr Refalo ne s’applique toujours pas dans son service d’enseignement à mettre en œuvre les conditions nécessaires permettant de dispenser véritablement une aide personnalisée aux élèves de sa classe rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages » (c’est moi qui souligne). (rapport de visite du 13 janvier). 

 

Je cite : « Cette attitude délibérée manque désormais totalement à ses devoirs professionnels (c’est moi qui souligne), en qualité de professeur des écoles et atteste d’un refus caractérisé de remplir correctement la mission qui lui est confiée auprès des élèves ». (rapport de visite du 13 janvier)

 

Je cite : « Au terme de cette troisième visite, je constate que malgré mes rappels et recommandations réitérés, et ce dans une volonté clairement communiquée de vous convaincre du caractère inadapté de votre attitude professionnelle (c’est moi qui souligne), tant vis-à-vis de vos devoirs et obligations de fonctionnaire que vis-à-vis de l’intérêt même des élèves et des parents de votre classe, je constate et prends acte de votre nouveau refus de faire évoluer d’une quelconque manière la position que vous avez prise ». (rapport de visite du 10 mars)

 

Je cite : « Ces dispositions maintenues contribuent autant aujourd’hui que précédemment à perturber le bon fonctionnement de l’école, à mettre en cause la cohérence et l’image du service public auquel vous appartenez (c’est moi qui souligne) et auquel vous vous devez d’apporter votre entière contribution professionnelle. » (rapport de visite du 10 mars)

 

Je cite : « Au vu du nouveau constat de ce jour, je ne peux que conclure à votre refus réaffirmé de ne pas vouloir vous conformer aux obligations de service qui sont les vôtres en qualité de professeur des écoles » (c’est moi qui souligne). (rapport de visite du 10 mars)

 

Je récuse absolument les jugements sans appel que vous croyez pouvoir porter sur mon travail d’enseignant, qui n’ont d’autre visée que de le discréditer et de le stigmatiser et qui, en définitive, voudraient me déconsidérer et me déshonorer. Les propos accusateurs que vous tenez à mon encontre sont totalement excessifs, outranciers, in-justifiés, in-sensés, in-acceptables. Ils procèdent d’un acharnement vraiment déraisonnable à vouloir me dénigrer.

 

L’ensemble de ces commentaires vise à instruire une culpabilisation de l’enseignant en essayant de le convaincre qu’il fait mal son travail, qu’il nuit à ses élèves et au fonctionnement du service public. Il s’agit d’une forme de pression morale qui ne peut que chercher à déstabiliser l’enseignant qui s’efforce de raisonner, de penser et d’agir pour ne pas être complice du démantèlement du service public d’éducation. Les enseignants, y compris les enseignants désobéisseurs, ont droit à être respectés dans leur intégrité professionnelle. Par ces jugements que vous portez sur mon travail, à contre-pied de l’ensemble des rapports que mes inspecteurs ont produits depuis le début de ma carrière, vous me condamnez sur le plan professionnel et vous alimentez les éléments à charge qui permettent à l’inspecteur d’académie de prendre des sanctions par ailleurs totalement disproportionnées. 

 

A aucun moment, à l’occasion de vos visites, vous ne vous êtes intéressé à l’ensemble du travail que j’ai mis en œuvre dans le cadre des 24h hebdomadaires obligatoires. Comment juger de la qualité ou de la « nocivité » d’un travail sur la base de l’observation d’un dispositif situé par ailleurs sur un temps extra-scolaire et soumis à l’approbation des parents ? Il s’agit là d’une grave dérive administrative qui ne peut qu’attiser notre révolte.

 

Pourquoi donc, Monsieur l’inspecteur, tenez-vous à exprimer autant de malveillance à mon égard ? Comment pouvez-vous vous refusez à ce point à comprendre le sens de ma démarche ? Pensez-vous vraiment que c’est en vous enfermant dans une attitude entièrement négative que vous favoriserez une issue constructive au conflit auquel vous devez faire face ? 

 

Ces jugements sont d’autant plus inacceptables que je vous rappelle les faits suivants :

 

- Lors de votre première visite le vendredi 14 novembre, vous aviez envoyé un mail à l’école à 15h10 pour prévenir de votre visite à 15h30. Il se trouve que ce jour-là, à 13h30, j’ai du amener en urgence à la clinique ma compagne dont la grossesse arrivait à terme. Alors que l’examen n’était pas terminé, j’ai laissé ma compagne à la clinique pour retourner à l’école afin de pouvoir assurer à l’heure la séance théâtre. Les élèves avaient été répartis dans les classes en attendant mon retour. Compte tenu des circonstances, - votre visite impromptue et l’émotion légitime de mon aller-retour à la clinique - je vous ai demandé de reporter cette visite. Vous avez refusé et devant mon insistance, vous avez appelé au téléphone l’inspecteur d’académie qui vous a explicitement dit que je n’avais pas le choix. Chacun appréciera l’humanité de cette décision et de cette attitude alors que je n’étais présent à ce moment-là que par conscience professionnelle et que le bon sens aurait voulu que je reste auprès de ma compagne hospitalisée. J’ai donc rejoint mes élèves et vous avez assisté à la séance théâtre.

 

- Vous avez totalement justifié et approuvé, à l’occasion d’un entretien récent, la sanction professionnelle de l’inspecteur d’académie, à savoir le refus de promotion au grand choix que je méritais dans le cadre du tableau d’avancement du corps des professeurs des écoles. Cette sanction professionnelle faisait suite à la décision prise quelques jours auparavant de me sanctionner financièrement. Alors qu’en droit français, la double peine n’existe pas, vous considérez de surcroît qu’il ne s’agit pas d’une « sanction ». Selon vous, la promotion devait m’être refusée car le contraire aurait été un encouragement à la désobéissance ! Jusqu’où êtes-vous prêt à aller dans le déni de la réalité et l’allégeance servile à des décisions dont le caractère politique n’a échappé à personne ?

 

Au vu de ses éléments, je considère désormais que le rapport de confiance professionnel qui devrait nous lier est rompu. Je vous informe donc que je ne souhaite plus votre présence dans ma classe à compter de ce jour, surtout s’il s’agit de constater une nouvelle fois ce que vous savez déjà et que j’assume pleinement. Je vous ferai gagner une heure sur votre temps précieux et mes élèves n’auront plus à me demander : « Pourquoi est-ce que l’inspecteur vient encore dans la classe ? » 

 

Ces visites répétées dans ma classe, les différents rapports que vous m’avez transmis, vos justifications des sanctions financières et professionnelles qui m’ont été infligées constituent une forme de « harcèlement » moral et professionnel que je décide aujourd’hui de dénoncer en tant que tel. Je vous informe que j’ai décidé de m’adresser à un conseiller juridique pour faire valoir mes droits en la matière afin que cesse cette pression permanente qui, forcément, à la longue, porte atteinte à la sérénité de mon travail. 

 

Monsieur l’inspecteur, j’en appelle à votre conscience, à votre responsabilité et à votre humanité. Cessez de trahir votre mission première qui est de soutenir et d’encourager les enseignants dans les classes. Refusez d’obéir à des ordres contraires à l’éthique de notre profession. Renoncez à écrire des rapports à charge qui ont pour objectif de discréditer un collègue. Ouvrez-vous au dialogue vrai sans vous réfugier en permanence derrière une argutie juridique déconnectée des réalités du terrain. Soyez loyal à votre hiérarchie, mais non servile !

 

Sachez, monsieur l’inspecteur, que le mouvement des enseignants désobéisseurs ne cesse de progresser. 2 650 enseignants du primaire sont en désobéissance ouverte et affichée. Il s’agit du plus important mouvement de désobéissance pédagogique que l’Education Nationale ait connu. A ce jour, la réponse de l’administration est soit de fermer les yeux (comme vous le faites pour un certain nombre de désobéisseurs sur la commune), soit de réprimer certains brutalement par des retraits de salaire et des refus de promotion. Cette incohérence témoigne que votre objectif n’est pas tant de savoir si les dispositifs que vous défendez sont réellement efficaces, que de vous assurez que l’ordre règne dans l’école par l’obéissance des enseignants aux injonctions de la hiérarchie et aux décrets absurdes du Ministère.

 

Ce mouvement ne faiblira pas, malgré les sanctions. Il est porteur d’une exigence éthique conjuguée à un volontarisme professionnel et pédagogique qu’aucun pouvoir ne pourra briser. Nous continuerons, avec le soutien des parents d’élèves, à défendre l’école publique, aujourd’hui menacée par des lois et des décrets scélérats. Nous ne faiblirons pas dans notre résistance. Plus vous nous sanctionnerez, plus nous désobéirons.

 

Notre mouvement n’est pas seulement un mouvement de contestation. Il se veut également une force de proposition. Nous attendons que la porte du dialogue s’ouvre avec les enseignants en résistance afin que la raison et la sagesse aient le dernier mot dans l’intérêt du service public d’éducation que nous avons l’honneur de servir. 

 


 

Je vous prie de recevoir, Monsieur l’inspecteur, l’expression de mes sentiments déterminés et respectueux. 

 

 

Alain REFALO




Cette lettre 

3ème marche aux flambeaux : jeudi 2 avril

Venez participer à la 3ème marche aux flambeaux  Jeudi 2 avril 2009 : « De la maternelle à l’Université »

5 cortèges à partir de 19h30
Départ métro Jolimont - Départ église des Minimes - Départ métro Marcel Langer - Départ place Patte d'oie - Départ de l'école Jean Chaubet

1 marche festive vers le Capitole
Une ambiance festive, chaleureuse, avec gilets jaunes, flambeaux, torches, lampes de poches...

Vous trouverez un document (à utiliser en tract, affichette, affiche) sur le site des parents d'élèves de l'école Bénezet, avec le lien suivant : www.37ruebenezet.net.


Catherine Afchain


Collectif 31 de parents d'élèves pour la défense de l'école publique

Ecole en lutte : Enseignants « désobéisseurs », parents mobilisés : réunion mardi 31 mars

Depuis plusieurs mois, des lettres de désobéissance ont été envoyées à l'Inspection Académique. Ce sont maintenant les parents qui déposent des lettres de soutien aux enseignants « désobéisseurs ». Ces enseignants refusent de remplir le fichier base élèves, suspendent l'aide personnalisée, n'ont pas fait passer les évaluations CM2.

Selon les écoles, les modalités d'action peuvent différer : certains enseignants se déclarent publiquement « désobéisseurs », d'autres non. Qu'en est il sur les écoles du secteur?

Il nous paraît utile de se rencontrer, et de faire le point pour voir si nous pouvons nous coordonner; afin de discuter de ce mode d'action, de sa pertinence, de son efficacité. 

Parents et enseignants, nous vous invitons à une réunion mardi 31 mars 2009 à l'école élémentaire Sauzelong (92, avenue Albert Bedouce) à partir de 19h30

Pour plus d'informations :

lundi 23 mars 2009

CYBER-ATTAQUE DU RECTORAT ET DE L'INSPECTION ACADÉMIQUE 31 LE MERCREDI 25 MARS 2009

La coordination 31 lance une

CYBER-ATTAQUE DU RECTORAT

ET DE L'INSPECTION ACADÉMIQUE 31

LE MERCREDI 25 MARS 2009


Montrons au Recteur et à l'Inspecteur d'Académie notre farouche détermination à nous opposer au démantèlement du système éducatif français, par une avalanche de messages de protestation.

Comment participer à la cyber-attaque :

Le lien ci-dessous va générer automatiquement un message. Activez-le en cliquant dessus tout en appuyant sur la touche CTRL . Personnalisez le texte et envoyez, le Jour J uniquement. Envoyez un maximum de message, il s'agit d'une attaque unique. C'est le nombre de messages envoyés qui déterminera le succès de l'attaque.
mailto:recteur@ac-toulouse.fr;jean-louis.baglan@ac-toulouse.fr;ia31@ac-toulouse.fr;ien-hg22.tlse-adjia@ac-toulouse.fr?subject=NON%20AU%20DEMANTELEMENT%20DE%20L’EDUCATION%20NATIONALE&body=texte%20libre%2E%2E%2E

Si ce lien ne fonctionne pas, créez un message avec les adresses ci-dessous en destinataire :

recteur@ac-toulouse.fr;jean-louis.baglan@ac-toulouse.fr;ia31@ac-toulouse.fr;ien-hg22.tlse-adjia@ac-toulouse.fr


A vous de jouer : soyez inventifs, amusez-vous bien et diffusez largement l'info !!!




Quand vous aurez participé à cette action, envoyez un message à : annechaubet@live.fr pour comptabiliser le nombre de participants.

samedi 21 mars 2009

Synthèse AG Convergence Maternelle à Université 31 (par Hélène)

Voici un "digest" de l'AG "Convergence de la Maternelle à l'Université 31" qui a eu lieu le mercredi 18/03 à la Bourse du travail. Rédigé par Hélène.

Une trentaine de présents.

La CGT refusant pour cette AG l’accès de la Bourse du travail aux personnes faisant partie de la CNT (bien que 2 AG précédentes y aient eu lieu), la réunion a eu lieu sur les marches à l’extérieur...

L’info sur l’AG nationale à Montpellier a été donnée.

Souhait très fort d’une grève reconductible et motion aux syndicats pour appeler à appeler (pas seulement déposer un préavis)...

Le 24 mars est une journée d’action à l’appel du secteur des lycées pro et supérieur. Une motion sera écrite pour demander aux syndicats d’appeler à une grève reconductible avec en point de mire le 24 mars.

L’info est donnée sur la marche aux flambeaux organisée le 2 avril par le collectif 31 avec participation des établissements de la maternelle à l’université. Les participants sont très favorables à cette idée. (Il faudrait rapidement un tract avec des indications sur le concret de la marche aux flambeaux, lieux parcours et horaires)

L’info est donnée sur le fonctionnement du collectif 31 et son réseau d’école.

Les profs du secondaire constatent l'isolement et le manque de mobilisation dans les collèges et lycées. Discussion sur la façon dont les choses se passent dans le primaire, avec le travail de fond fait par les parents, le rôle important du bouche à oreille et la construction d’un réseau de relais dans les écoles. Ils pensent s'organiser pour aller d'établissement en établissement porter la discussion et essayer de créer du lien. Réfléchissent à des moyens de mobiliser les parents avec lesquels ils n’ont pas de contacts ou très peu. Info sur les différents moyens utilisés dans le primaire, la différence de taille est que les parents du secondaire ne mettent quasiment jamais les pieds dans ces établissements...

Des profs de collège et lycées se réunissent lundi soir (23/03/09) au "Chat noir" (18 av. de la Gloire) pour élaborer ensemble un texte explicitant les réformes qui concernent le secondaire et leurs effets. En fait il n'y aura qu'un prof de collège. Donc si d'autres veulent se rajouter... L'idée est qu'actuellement des documents de ce type concernant le primaire ou le supérieur existent, mais il manque l'info synthétique pour le secondaire.

Dans un deuxième temps on essaiera de faire un document commun montrant le lien entre toutes les réformes touchant l'éducation de la maternelle à l'université. Ce deuxième temps aura lieu autant que possible lors de la prochaine AG de Convergence M.U.31 qui est prévue mardi 24 à 18h30 au mirail salle 203 (2ème étage de l'arche)

Intervention d’Alain Refalo au sujet de la résistance pédagogique. Les profs réfléchissent à des moyens de résister, en particulier autour de la notation ou du boycott du BAC.

Choix d’un nom (Convergence Maternelle à Université 31).

Quelques actions proposées mais plus de temps pour y réfléchir.

Quelques comptes rendus (18 & 19 mars 2009)

18 mars, 14h : rendez-vous des enseignants de RASED « redéployés » à l’Inspection Académique

Nous étions nombreux, et pas seulement des enseignants des RASED : de 120 à 150 personnes, je pense, dans la salle des Palmes Académiques. M. Willhelm (IEN adjoint à l’Inspecteur d’Académie) en était étonné. Une prise de parole avait été négociée (par des gens du Collectif Sauvons les RASED, je pense). Ils ont parlé à tour de rôle, pour dire leur colère et leur détermination. La dernière a conclu : « Même bâillonnés, nous protesterons encore. » et a mis une écharpe devant sa bouche. Nous avons été assez nombreux à faire de même, et à émettre des sons continus, tranquillement. M.Willhelm a fini par partir, au bout de 10 mn. Nous sommes restés jusque vers 15h dans les locaux, toujours nombreux ; le sas était ouvert ! (Pour ceux qui ne connaissent pas les lieux, il y a un sas, et les deux portes ne sont pas censées être ouvertes en même temps)

Pour un autre son de cloche : voir le site de l’Inspection Académique, un communiqué de presse disant que la réunion « info mobilité enseignant » pour les RASED n’a pas pu se tenir « à cause d’un rassemblement de quelques personnes ».

18 mars, 17h : rassemblement devant l’Inspection Académique avec les « désobéisseurs » pour soutenir Anne-Marie Pons, directrice d’école maternelle à Lourde (31), convoquée parce qu’elle refuse de ficher ses élèves sur le fichier Base élève.

Cette fois-ci, pas question de rentrer ! Des CRS, le filtrage à l’entrée de la Cité Administrative… Nous étions une soixantaine, avec des affiches portant des messages comme « Obéissance ou conscience ». Des prises de parole, et la lecture de la lettre d’Anne-Marie Pons à l’Inspecteur d’Académie, un très beau texte. Anne-Marie Pons est sortie à 18h, et nous a fait part de sa détermination à continuer de ne pas ficher ses élèves, malgré le délai qui lui est donné jusqu’au 31 mars.

19 mars, 13h : réunion au Lycée Saint-Sernin, avec des enseignants qui souhaitaient des informations sur la formation des enseignants, telle qu’elle est prévue. Un enseignant-chercheur du Mirail était là, et a parlé des problèmes posés par la mise en place des « maquettes de formation », du fait que la plupart des universités ont refusé de faire parvenir ces maquettes au ministère, du risque accru de remplacements assurés par des gens recalés au concours, et donc précaires, des problèmes liés plus généralement à la réforme des universités et à la loi LRU. J’ai souligné les difficultés financières posées par l’allongement de la durée des études et la suppression de l’année de stage. J’ai donné le point de vue des enseignants du primaire, qui voient remettre en cause leur formation permanente, du fait qu’ils ne pourront plus être remplacés par les stagiaires. J’ai parlé aussi des EPEP, des RASED, des désobéisseurs.


19 mars, 13h : carnaval de l’IUFM, place du Capitole.
Une délégation du Collectif y était, je crois, avec la banderole.

19 mars, 14h : rassemblement devant l’Inspection Académique, à l’appel du Collectif Parents 31.
Nous étions assez nombreux sur la pelouse, dans la Cité Administrative (une cinquantaine ? sans compter les CRS, bien sûr !). Nous apportions environ deux cents lettres de soutien aux « désobéisseurs » ; la personne à qui nous les avons remises nous ayant demandé si nous voulions voir M. Baglan, l’Inspecteur d’Académie, nous avons dit oui. Il nous a été proposé qu’une délégation de 5 personnes soit reçue à 14h30. A l’heure dite, ce n’était pas M. Baglan (pas disponible ? Son agenda, sur le site de l’Inspection Académique, indiquait pour aujourd’hui, à 17h, au Rotary Club « Remise du prix du premier roman »). C’était M. Willhelm (voir ci-dessus) et M. Pailhé Bellair, secrétaire général de l’académie. Nous avons discuté environ une heure avec eux : c’est à la fois trop et pas assez. Trop pour les réponses que nous pouvons recevoir, qui ne nous satisfont pas (et auxquelles eux-mêmes, parfois, ne paraissent pas croire tout à fait) ; pas assez pour aborder vraiment tous les points qui posent problème (et dont beaucoup, de toute façon, relèvent de la compétence du ministère).

19 mars, l’après-midi : LA GRRRANDE MANIF !!! Beaucoup de monde (41 000 personnes selon la police, 60 à 70 000 selon un copain), du soleil, c’était bien. Pas toujours évident de rester groupés. J’ai distribué quelques tracts pour annoncer la prochaine marche aux flambeaux (en visant les gilets jaunes !).

19 mars, 18h : à quelques-uns, nous quittons la manif pour aller aux Pavillons Sauvages, vers les Minimes. Nous étions 5 (Barbara, Benjamin, Catherine, Hubert et Laurence), puis 6 (avec Laurent), tous du Collectif ! C’était sympa. Mais pour la rencontre avec les autres structures, c’était raté ! Occasion de faire un petit bilan :

  • Nous nous y sommes pris trop tard, pour les invitations comme pour la recherche de salle. : à retenir pour une autre fois. Prévoir le temps nécessaire : pour la marche aux flambeaux, il faut faire parvenir les tracts avec lieux de rendez-vous ce week-end.
  • Pour la marche, il faut envoyer un courriel à la fois synthétique et complet, avec des liens pour accéder à chacun des tracts (1 par cortège).
  • Nous avons été présents aujourd’hui, c’était bien. Il faut pouvoir être identifiés facilement.
  • Il nous faut des slogans/chansons qui soient simples et sympas, bien à nous. Prévoir donc de photocopier les paroles pour les distribuer, d’avoir une sono et quelqu’un qui anime ; quelqu’un aussi qui « pilote », pour la marche aux flambeaux, qui indique le chemin et assure la liaison avec les autres cortèges.
  • Trop de courriels ! On finit par ne plus les ouvrir ! Une suggestion : se faire confiance ; en cas de demande (texte à affiner, par exemple), ne pas répondre à tous, répondre seulement à la personne concernée, qui fait ensuite un bilan. (De mon côté, je vais porter plus d’attention à joindre les pièces avant d’envoyer les messages !)
  • Travailler davantage en commissions/groupes de travail, pour préparer et alléger les réunions en grand groupe.
  • Envoie-t-on des mels aux députés/autres élus ?
  • Comment continuer à faire venir les parents ? Pas toujours évident ! Proposition de message simple, pour le « café citoyen » : Le gouvernement veut faire des économies : les parents paieront deux fois plus. Venez donc défiler le 2 avril, rejoignez-nous !
  • Nous avons parlé de demander à la FCPE de reconnaître et soutenir le Collectif. Proposition : faire un « vrai appel », à faire signer par les parents et par des organisations et associations, dont la FCPE, et d’autres (à définir).